Bundesarbeitsgemeinschaft
der Immigrantenverbände
in Deutschland e.V.

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Participation, Mediation, Reconnaissance

Forum européen à Girona

7 septembre 2000

Groupe de travail: participation


a) Texte d’introduction

En tenant compte des conceptions complémentaires « médiation » et « reconnaissance » le groupe de travail « participation » a mis au centre de ses considérations les questions suivantes :

Quelles possibilités de participation existent au sein du foyer européen et comment peut-on les réaliser à l’aide de stratégies médiatives afin que l’on puisse promouvoir l’intégration et la reconnaissance dans l’objectif de parer efficacement à la discrimination (structurelle).

b) Participants

  • Jorge Portugal Branco
    Sociologue; directeur du département des études sociales de l’ambassade du Portugal à Paris
  • Prof. Dr. Wolf-Dietrich Bukow
    professeur titulaire de l’université de Cologne ; recherches relatives au sujet de la participation des migrants
  • Ricardo Romero
    responsable de projet auprès de l’organisation d’utilité publique « Le CAIRN » à Bruxelles.
  • Ricard Zapata
    professeur ès sciences politiques de l’université Pompeu Fabre à Barcelone
  • José Povedano Sánchez
    ZKA Bonn/ association paritaire allemande d’assistance ; président de l’association fédérale des associations espagnoles, sociales et culturelles en RFA

Animation de la discussion : Stamatis Assimenios (BAGIV)

Rédaction du compte rendu: Athena Leotsakou (BAGIV)

c1) Déroulement et questions fondamentales

Afin d’obtenir des informations et résultats conformément à l’objectif énoncé ci-dessus et d’inciter à un échange ainsi qu’à une discussion entre les participants le professeur Dr Wolf-Dietrich Bukow a, lors de son intervention de motivation présenté l’exemple d’un modèle en parti réussi d’une participation d’un quartier de ville et ceci dans le cadre des possibilités de participation données. Ensuite les participants ont tous eu la possibilité de discuter sur ce sujet et d’en faire ressortir les aspects litigieux ou sans importance pour « leurs » pays et donc d’établir en commun un système de coordonnées pour le déroulement futur.

Dans un deuxième temps les membres du groupe de travail se sont présentés eux-mêmes ainsi que l’organisation pour laquelle ils travaillent. Outre cela ils ont présenté leur champs d’activité tout en soulignant tout particulièrement l’importance de leur travail pour la « participation ». En même temps le groupe fut en passant informé des particularités spécifiques des pays respectifs ainsi que des évolutions à niveau national.

De plus la discussion portait sur les comparaisons et les motivations mutuelles des participants, mais en même temps sur les différences flagrantes constatées dans les différents pays européens. La majorité de ces différences concernait les différents systèmes scolaires et les possibilités d’accès à une éducation (supérieure). Dans ce contexte il s’agissait d’élaborer les points communs pour qu’ils soient exploitables dans le cadre des propositions stratégiques européennes.

Les questions suivantes ont influencé les interventions et permettent donc d’avoir une vue d’ensemble des sujets significatifs de la participation qui pour la plus grande partie, ont des liens communs avec la « médiation » et la « reconnaissance » :

  • Quelles sont les conceptions de participation nationales à caractère modèle et quelles sont leurs caractéristiques qui permettront de les appliquer avec succès dans un cadre européen ?
  • Quelles conceptions et applications de médiation servent à promouvoir l’intégration et la participation et comment procéder à leur évaluation orientée à la pratique ?
  • Dans quelle mesure une politique de participation couronnée de succès contribuera-t-elle à la « reconnaissance » et comment devrait-elle être conçue ?
  • Les organisations autonomes d’immigrés peuvent-elles combler les déficits de participation diagnostiqués et où sont les limites de ce processus ?
  • Quel est le degré d’acceptation des organisations autonomes d’immigrés par les pays d’accueil et quelles possibilités de participation peuvent-ils offrir à moyen et à long terme ?
  • Quelles démarches pour la lutte contre la discrimination structurelle se sont avérées efficaces et comment peut-on les transférer à la situation scolaire dans les différents pays resp. à quoi pourrait ressembler une solution européenne dans ce contexte ?
  • Comment peut-on efficacement faire face à la discrimination pratiquée par les représentants d’institutions sociales (p.ex. les professeurs) ?
  • Quelle importance incombera à la promotion de l’enseignement de la langue maternelle au sein de la participation ainsi qu’au développement de conceptions pour des écoles bilingues tout en intégrant les parents dans une plus large mesure ?
  • Comment les différents Etats européens procèdent-ils quant à la question de l’intégration des migrants et peut-on regrouper les différentes démarches sous les termes « assimilateur », multiculturel », « séparateur » ?
  • La « séparation » serait-elle une solution intermédiaire sur la voie vers une participation sociale et politique améliorée ?
  • Quel impact auraient des mesures telles qu’une législation améliorée sur l’immigration sur l’intégration et la participation des « anciens immigrés » et dans quelle mesure pourrait-on s’en servir pour la « reconnaissance » ?

c2) Eléments de la discussion

La grande diversité des contributions et les dimensions multiples et manifestes des phénomènes abordés ainsi que les nombreuses possibilités d’application pratique et les suites qui peuvent en résulter se sont reflétées dans les vives discussions du groupe de travail. Tout ceci ne se laisse en fait pas reproduire dans ce médium assez restrictif sans qu’il y ait des pertes. Il est donc compréhensible que, dans le cadre de ce rapport ne seront présentés que les éléments essentiels des interventions et discussions.

Dans son intervention de motivation le professeur Dr Wolf-Dietrich Bukow a traité le sujet de la participation d’un quartier d’une ville à l’aide d’un projet modèle à Cologne. Il a constaté qu’un refus de reconnaissance peut entraîner deux possibilités d’action et de réaction psychique : motivation et résignation. Si la résignation l’emporte on constate un repli dans la vie privée, car le système politique traditionnel n’y fonctionne pas. Cependant, une ébauche vers la solution de ce problème polarisé serait la « participation » à titre de réponse de la société civile. Le fait que les migrants s’unissent dans l’objectif de sauvegarder leurs intérêts joue un rôle primordial dans ce contexte.

Le groupe auquel on a tout particulièrement prêté attention lors de la réalisation de ce projet était celui des enfants et des jeunes de ce quartier. Comme ils ne sont pas encore majeurs ils n’ont pas de « voix », situation à laquelle il serait possible de palier en créant le poste d’un délégué pour enfants comme cela a déjà été réalisé pour les personnes du troisième age.

(pour des informations plus détaillées concernant ce projet : cf. le rapport en annexe).

Sans pouvoir entrer dans les détails de cette étude il reste quand-même à retenir quelques considérations de principe concernant la « participation » :

  • Les modèles d’une participation sociale et politique devront être réalisés (devraient être réalisable) parallèlement aux systèmes et modèles politiques traditionnels.
  • Un système « égalitaire » de la participation, indépendant de la nationalité est l’objectif auquel on aspire.
  • Il devrait déjà exister une conscience démocratique (au sein des institutions) afin de pouvoir réaliser une « reconnaissance » resp. la promotion active de la participation.
  • La différence entre des mouvements civiques et les modèles de participation réside dans le fait que dans le premier cas un sujet sera traité par plusieurs personnes tandis que dans le deuxième cas plusieurs sujets seront traités par un groupe de personnes. Ce qu’ils ont en commun c’est leur orientation directe/démocratique à la base.
  • La relation de la participation à l’intégration consiste dans le fait que l’intégration conditionne la participation. Des enfants de 14-15 ans par exemple apprennent ce que cela veut dire être un « étranger ». Avant d’avoir vécu cette exclusion ils ont aussi vécu l’expérience plus décisive de la cohabitation ce qui leur permet d’avoir une perspective différente.
  • Le fait que les étrangers et les immigrants s’associent est un indicateur pour la participation.
  • Le refus de la reconnaissance est un problème difficile à résoudre, car il s’agit là d’un problème de la société bourgeoise qui, dans une large mesure est raciste. Une importance accrue reviendra donc à l’ancrage institutionnel de la reconnaissance.
  • Outre les facteurs cités la réflexion stratifiée gardera sa valeur.
  • Les « étrangers-UE » et les « étrangers non-UE » se distinguent aussi par l’applicabilité resp. la non-applicabilité de certaines formes et possibilités de participation.

c3) Thèses et revendications communes

Les niveaux de participation où ont lieu les processus de décisions peuvent, à l’encontre de la classification traditionnelle à l’intérieur des différents niveaux administratifs également être constatés dans des régions géographiques qui au fur et à mesure, se sont naturellement développées (quartier, niveau local, niveau régional, niveau du Land, niveau de pouvoir du pays respectif). Au niveau thématique on pourrait de plus citer la participation de migrants à la vie socio-économique et culturelle d’une zone que l’on peut géographiquement délimiter. Une subdivision en secteurs sociaux (santé, éducation, etc.) paraît censée vu que le degré de participation peut s’y manifester sous des formes bien différentes.

En général, on peut constater qu’il y a deux possibilités fondamentales de participation : La possibilité du choix conventionnel-institutionnel et les possibilités proposées par la société civile. Cette dernière comprend un grand potentiel d’évolution ce qui pourrait avoir un effet positif dans le domaine de la reconnaissance car ainsi les habitants d’un quartier ou par exemple aussi ceux d’une région auraient la possibilité de présenter à la politique des revendications comprenant déjà des solutions aux problèmes existants. Bien que ce droit soit une alternative prometteuse et bien qu’il s’agisse de la seule possibilité pour la majorité des migrants de participer en dehors du système traditionnel, les minorités ethniques n’y ont que trop peu recours. Ceci ne remplace en aucun cas les « mauvaises » démocraties, tout comme d’autres formes de participation ne peuvent et ne doivent pas suffire à cette exigence.

La médiation comme stratégie de solution de conflit est un moyen approprié à plusieurs formes de participation. S’il y a par exemple conflit entre des groupes d’intérêt de migrants et des instances, associations, institutions politiques on peut, à l’aide d’un médiateur faire avancer une gestion équilibrée des intérêts acceptable. Cela ne réussit que si le médiateur en tant qu’intermédiaire garde sa position « neutre » tout en se consacrant exclusivement au problème.

La nécessité de la médiation est, elle aussi, un problème structurel, puisque, à l’intérieur des structures il n’existe pas de mécanisme autonome de gestion de conflit. Comme pour la reconnaissance il semble donc qu’un ancrage institutionnel soit d’une nécessité urgente.

La reconnaissance peut être considérer aussi bien comme résultat que comme condition préalable de la participation, la médiation étant le moyen dont on peut se servir suivant les circonstances. Indépendamment du résultat d’une médiation c’est la procédure en elle-même qui est décisive car ce processus peut contribuer au rapprochement des partis en conflit et, au cas où une solution ne serait pas possible on aboutit pour le moins à un respect mutuel.

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